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Module 6 sur 6 · Environ 35 min

Recherche et bases de données : que choisir

Savoir quand les fichiers suffisent, quand une base aide, et laquelle choisir.

Réponse courte : commencez sans base de données. Vos fichiers, la carte des thèmes et les liens suffisent pour les premières centaines de notes. Une base devient utile quand vous ne retrouvez plus les choses par leur nom, et voulez les retrouver par leur sens : « cet article sur le sommeil et la mémoire » quand la note s’appelle « Walker, chap. 6 ».

Deux façons de chercher

  • Par les mots : trouve les notes qui contiennent les mots tapés. Rapide, exact, bon avec les noms et les codes. Rate les synonymes.
  • Par le sens (recherche « sémantique », avec des embeddings) : chaque passage est transformé en une liste de nombres qui représente son sens, et on retrouve les sens proches même avec d’autres mots. Il faut un modèle pour calculer ces nombres.

Les meilleurs outils combinent les deux, parce que le sens brouille les noms propres et que les mots ratent les reformulations.

Les options, de la plus simple à la plus exigeante

OptionPourContrePour qui
Fichiers + carte des thèmes + liens (ce cours)Rien à installer, lisible, Claude le lit directementRalentit au-delà de quelques centaines de notesTout le monde, dès aujourd’hui
Recherche et Bases d’ObsidianIntégré, visuel, filtres sur l’en-tête des notesPour vous seul : Claude ne s’en sert pas ; mots seulementConsulter à la main
SQLite avec recherche plein texteUn seul fichier, gratuit, hors ligne, rapideMots seulement ; il faut un petit scriptPalier 2, avec de l’aide
SQLite + vecteurs (sqlite-vec)Mots et sens dans un seul fichierIl faut un modèle d’embeddingPalier 2, profils curieux
Chroma ou LanceDB, sur votre ordinateurRecherche par le sens simple à mettre en placePython, un outil de plus à entretenirÀ l’aise avec les installations
Postgres + pgvector dans Docker (ce que j’utilise)Mots + sens, robuste, tout en localDocker ; les conteneurs peuvent s’arrêter sans prévenir, il faut donc les surveillerAvancé
Supabase ou une autre base hébergéeRien à installerVos notes personnelles dans le cloud, une dépendance, des questions RGPDÀ éviter pour du contenu personnel
Notion comme baseFamilierClaude a besoin d’un connecteur pour le lire, et vos notes ne sont plus des fichiersPas pour cette méthode

Et Obsidian, face aux autres ?

OutilPourquoi oui ou non
Obsidian (recommandé)Fichiers Markdown locaux que Claude lit sans connecteur, liens, graphe, gratuit
LogseqProche d’Obsidian, local, mais pensé en listes à puces plutôt qu’en pages
NotionTrès bon en équipe, mais en ligne et lisible par Claude seulement via un connecteur
AnytypeLocal et privé, mais un format de stockage à lui plutôt que des fichiers
Un dossier + un éditeur de texteMarche parfaitement avec Claude, mais sans graphe ni rétroliens
Capacities, TanaAgréables, mais en ligne et en formats fermés

Quand passer au palier 2

Trois signes : Claude répond souvent « aucune note n’en parle » alors que vous savez qu’il y en a une ; vous dépassez 300 notes ; vous cherchez par idée plutôt que par nom. Avant ça, une base est un outil à entretenir qui ne rapporte rien.

Votre routine de la semaine

  1. Déposez dans raw/ ce qui mérite d’être gardé, et ajoutez tout d’un coup.
  2. Lancez une vérification et corrigez un ou deux points.
  3. Ouvrez le graphe et reliez une orpheline.

Dix minutes par semaine. C’est tout ce qu’il faut pour que le cerveau continue de capitaliser.

À faire dans votre coffre

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